Prédictions métier : comment ChatGPT et Gemini imaginent l’avenir du travail dans le journalisme
L’intelligence artificielle s’impose dans tous les secteurs, bouleversant l’évolution professionnelle traditionnelle. Chez EY, le géant du conseil, une révolution douce se prépare avec l’intégration d’outils d’IA qui aident les collaborateurs à anticiper les transformations liées à l’automatisation et à la technologie. Mais qu’en est-il pour la presse ? Qu’attendre concrètement de l’intelligence artificielle comme ChatGPT ou Google Gemini dans 5 ans, et quels enseignements retenir ?
Les deux IA ont été invitées à endosser le rôle d’un stratège organisationnel et à analyser la mutation du métier de journaliste, notamment dans le reportage pour les Big Four et la culture d’entreprise. Sans langue de bois, elles dévoilent une double lame : d’un côté, un ensemble inédit d’outils pour booster la productivité du journaliste. De l’autre, une compétition accrue sur la vérification et l’investigation, domaines où l’humain pourra réellement creuser son sillon.
ChatGPT s’est surtout focalisé sur l’automatisation des tâches fastidieuses : la rédaction de brouillons, la collecte d’informations, et la mise à disposition instantanée de supports contextuels, par exemple via des modèles intelligents ou la récupération rapide d’archives. Le journaliste gagne à accélérer son process de publication, avec la possibilité d’intégrer en temps réel des ajouts pertinents. L’interface propose une fluidité inédite, essentielle pour gagner un temps précieux sur le terrain.
Pourtant, ce n’est pas la nouvelle technologie qui sera le vrai différenciateur dans l’avenir du travail journalistique. Selon ChatGPT, l’élément-clé sera la maîtrise des compétences humaines qu’aucune machine ne peut imiter. Par exemple, obtenir des « mémos fuités », accéder à des informations « off the record », décoder les jeux d’influence en interne au sein des entreprises et établir une lecture nuancée et critique des événements. Voilà où l’intelligence humaine gardera une avance, jouant un rôle clé dans la transformation digitale du métier.
En complément, ChatGPT souligne que pour s’adapter à cette nouvelle ère, le journaliste devra apprendre à travailler en symbiose avec les algorithmes. Ce qui implique de nouvelles compétences futures centrées sur la maîtrise des prompts, l’analyse critique des réponses de l’IA, ainsi qu’une capacité renforcée à identifier et anticiper les signaux faibles grâce à l’analyse de données. Intriguant, non ? Apprendre à manipuler l’intelligence artificielle deviendra aussi fondamental que de savoir interroger ses sources traditionnelles.
- Automatisation des tâches répétitives et chronophages
- Appui sur des outils intelligents pour accélérer la rédaction et la recherche
- Soutien en temps réel pour contextualiser et enrichir les contenus
- Maintien d’une expertise humaine pour les sujets sensibles et confidentiels
- Montée en compétences pour s’approprier les technologies et algorithmes

Gemini déploie une vision plus stratégique et sécuritaire de la transformation professionnelle
Google Gemini 3, dernière version de leur IA de pointe, est allée plus loin en proposant, non seulement une analyse, mais une véritable stratégie de continuité et d’adaptation pour les journalistes. Ses 3400 mots détaillent la nécessité d’un renforcement des savoir-faire liés à la sécurité des sources et à la protection des données, deux pans qui deviennent vitaux à l’heure où les systèmes d’IA pourraient servir à la surveillance et à la détection des secrets d’entreprise.
Gemini insiste sur la montée claire du risque : l’impact principal pourrait être un affaiblissement des méthodes traditionnelles d’obtention de scoops. Les journalistes devront donc rapidement évoluer vers une expertise avancée en « tradecraft », un jargon anglo-saxon qui évoque l’art de collecter et protéger ses sources en contexte numérique. Une véritable remise à plat des pratiques s’impose, notamment à cause de l’émergence d’outils sophistiqués capables de traquer les anonymes ou de déceler la moindre trace électronique.
Au cœur de cette transformation digitale, Gemini invite à renforcer la maîtrise d’outils spécialisés comme Reality Defender pour la vérification numérique, ou à s’initier à la littératie RAG (Retrieval-Augmented Generation), indispensable pour perfectionner la recherche algorithmique, une de ces compétences futures incontournables qui définira l’expertise de demain.
Autre volet important : la réorientation du rôle du journaliste vers un gardien éthique et un superviseur incontournable des contenus. Dans cette optique, il ne s’agira plus seulement de produire, mais de valider, de garantir l’authenticité et l’intégrité des informations diffusées… un travail d’autant plus crucial dans une époque saturée d’informations générées automatiquement.
- Renforcement des compétences en sécurisation des sources et protection des données
- Adoption d’outils de vérification et de détection sophistiqués
- Développement de compétences en recherche algorithmique avancée
- Passage du rôle de créateur à celui de superviseur éthique de l’information
- Adaptation à une nouvelle donne d’accès à l’information sous surveillance accrue
L’émergence de l’IA comme levier incontournable de la productivité et du savoir-faire journalistique
La technologie déferle sur les méthodes classiques, bouleversant l’organisation des tâches mais aussi l’attitude face à l’information. Les IA telles que ChatGPT et Gemini offrent des outils d’automatisation capables d’absorber la charge répétitive. Franchise oblige, le travailleur doit ainsi apprendre à ne plus craindre cette évolution, mais à en faire un allié dans son rythme quotidien. D’ailleurs, dans les entreprises comme EY, les collaborateurs sont désormais formés à gérer cette transition via des programmes internes taillés sur mesure.
L’automatisation ne supprime pas l’importance des savoir-faire manuels, mais redistribue clairement les rôles. La rédaction ultra-structurée, la compilation de données multiples ou la préparation de documents types sont confiées à la machine. Le journaliste, lui, investit son temps dans l’obtention d’informations rares, l’analyse critique et la construction d’une narration riche.
Exemple concret : un journaliste spécialisé en intelligence artificielle pourra se servir de ChatGPT pour générer rapidement un cadre d’article, lever des données de fond ou contrôler les dates-clés d’une entreprise. Ensuite, il consacrera ses efforts à vérifier des détails exclusifs ou à déchiffrer les stratégies internes des firmes. Le parfait équilibre entre efficacité et esprit critique.
Quelques pistes pour saisir cette nouvelle donne et assurer votre avenir professionnel :
- Apprendre à maîtriser les outils d’IA pour automatiser les tâches répétitives
- Développer son esprit critique pour analyser et questionner les données générées
- Intégrer des pratiques durables de vérification et protection de l’information
- Se former sur les aspects éthiques de l’intelligence artificielle en journalisme
- Collaborer avec les technologies pour enrichir le contenu et accroître la pertinence
Changer les compétences pour maîtriser la transformation digitale et les nouvelles attentes du marché
L’intelligence artificielle ne se contente pas de modifier l’organisation des journées, elle bouscule aussi les profils des talents recherchés. Les compétences futures ne s’arrêtent plus à la plume et à l’analyse, elles intègrent désormais une compréhension fine des systèmes d’IA, des algorithmes et des enjeux de cybersécurité. ChatGPT et Gemini insistent sur ce point : sans une montée en puissance des savoirs technologiques, l’avenir dans ce métier s’assombrit fortement.
Comment passer le cap ? Les deux outils s’accordent sur plusieurs axes d’évolution professionnelle prioritaire. D’abord, une fluency en intelligence artificielle centrée sur le savoir-faire de la sollicitation des IA, avec notamment la capacité à écrire des prompts efficaces. Ensuite, un esprit critique aiguisé pour évaluer les résultats produits par les machines, toujours avec un filtre humain indispensable. Enfin, une vigilance accrue aux questions éthiques et juridiques, car l’automatisation induit son lot de risques dont la désinformation ou le respect du RGPD.
Par ailleurs, l’intelligence artificielle pousse à revoir la façon dont on perçoit le journalisme, en privilégiant un rôle d’analyste-superviseur. À mesure que la technologie améliore l’accès à l’information brute, la valeur ajoutée réside dans la capacité à comprendre le contexte, à poser les bonnes questions, et surtout à détecter ce que l’IA ne peut pas encore percevoir.
- Développement des compétences en rédaction de prompts et gestion des outils IA
- Évaluation critique des contenus générés par les algorithmes
- Acquisition de connaissances en cybersécurité et protection des données
- Intégration des bonnes pratiques d’éthique numérique dans le travail quotidien
- Renforcement du rôle de superviseur et décodeur face aux contenus issus de l’IA

Le défi humain face à l’automatisation : rester indispensable dans un monde d’IA omniprésente
Le risque le plus frappant dans l’avenir du travail n’est pas tant la disparition du métier, mais son profond changement de nature. L’automatisation, par le biais de l’intelligence artificielle, modifiera la relation à l’information, la manière d’interagir avec les sources, mais aussi la place du journaliste dans l’écosystème des médias. L’enjeu consiste à ne pas se laisser rabattre au rang de simple opérateur de machines, mais à cultiver la dimension humaine, le jugement et la nuance.
Les prédictions fournies par ChatGPT et Gemini convergent vers une nécessité absolue de renforcer l’authenticité, la déontologie et la créativité dans le travail. L’IA contribuera à accélérer les flux, mais l’œil expert, la « sensation d’initié », ou encore la capacité à décoder les subtilités des rapports humains présenteront un avantage décisif.
Au sein des entreprises ayant adopté des outils d’IA, comme chez EY, il s’agit de transformer la peur de disparition du travail par la technologie en opportunité de montée en compétences. La transformation digitale, loin d’être une punition, se traduit ainsi par une invitation à renouveler son expertise, à se spécialiser davantage et à inventer de nouveaux champs d’intervention.
- Valoriser les qualités humaines irremplaçables dans la détection de nuances et l’analyse
- Mettre à profit l’IA pour développer un travail plus stratégique et à haute valeur ajoutée
- Adopter une posture proactive dans la veille technologique et l’apprentissage continu
- Promouvoir une éthique professionnelle renforcée pour gérer les risques liés à l’automatisation
- Collaborer avec les experts en IA pour co-construire un avenir durable et innovant







